Psychogénéalogie ou analyse transgénérationnelle ?
La diversité des pratiques que recouvrent les termes « psychogénéalogie » et « analyse transgénérationnelle » nécessite quelques éclaircissements. Ces termes recouvrent des offres d’accompagnement très diverses, dont certaines, sans réel fondement clinique, peuvent confiner à une illusion de soin.
Les titres de « psychogénéalogiste », « de psychopraticien en analyse transgénérationnelle » ne sont pas homologués par l’Etat. Les organismes formateurs et les praticiens se doivent de préciser ce que leur pratique recouvre et ses enjeux. Beaucoup de praticiens, faute de s’y retrouver eux-mêmes dans la jungle des mots se nomment « psychogénéalogiste transgénérationnel » ou emploient indifféremment les deux termes.-
Le noeud de l’affaire réside dans la double origine du terme « psychogénéalogie » qui sème le trouble, tant le terme permet de jouer sur l’ambiguïté et l’ambivalence qu’il induit.
D’un côté, au cœur du mouvement « New Age » qui fleurit au début des années 1970, l’artiste Alejandro Jodorowsky invente un « art thérapeutique » fondé sur des « actes psychomagiques, qu’il nomme « psychogénéalogie ». Sans porter de jugement sur cet « art », force est de constater que nous sommes ici très éloignés des bases de la psychologie clinique et de la psychanalyse.
Parallèlement, dans le champ de la psychothérapie, la psychogénéalogie désigne dès l’origine une méthode clinique obéissant à une ambition thérapeutique exigeante : l’analyse transgénérationnelle. Le terme a été popularisé dans les années 1970 par la psychologue et universitaire française Anne Ancelin-Schützenberger, qui a théorisé l’approche clinique dans son ouvrage « Aie mes aieux » paru en 1988. Elle met au point le génosociogrammme à la base de cette thérapie.
Les racines de la thérapie transgénérationnelle
100 ans de travail sur la psyché
Le travail Anne Ancelin-Schützenberger représente l’aboutissement d’un long cheminement qui s’enracine dans des travaux menés dès le début du XXe siècle.
En1909 Carl Gustav Jung ouvre la voie avec sa théorie de l’inconscient collectif. C’est la première fois que le terme « transgénérationnel » émerge.
Dans les années 1950, l’école de Palo Alto aux Etats-Unis, met en avant le rôle central de la famille dans les pathologies individuelles : les problèmes psychologiques rencontrés par une personne peuvent être à la fois le résultat de ses conflits internes et étroitement liés aux interactions sociales dans lesquels elle évolue.
Dans les années 1970, le psychanaliste Didier Dumas apparaît comme le pionnier de l’analyse transgénérationnelle en avançant l’idée de «non-dit ancestral». Il affine la théorie des psychanalystes Nicolas Abraham, Maria Torök qui ont auparavant développé l’hypothèse de « transmissions psychologiques transgénérationnelles » avec les concepts de « fantômes » et de « crypte ». Le psychiatre Hongrois Ivan Boszormenyi-Nagy apporte de son côté le concept de loyauté invisible familiale. Et la psychiatre et psychanaliste Françoise Dolto suggère que les enfants héritent des troubles non résolus de leurs parents ainsi que de leurs dettes inconscientes à l’égard des générations précédentes (La cause des enfants, 1985).

Mon approche du soin : la thérapie transgénérationnelle
« Les praticiens les plus sérieux et de bon niveau sont rares et ne se disent pas psychogénéalogistes.
Ils exercent tous une profession de soin »
Anne Ancelin Schützenberger
Pour éviter tout risque d’ambiguïté sur ma pratique et m'inscrire pleinement dans ce domaine du soin, je n’use que du terme de thérapie transgénérationnelle. Précaution et rigueur encadrent et guident mon accompagnement.
Mon offre thérapeutique est fondée sur ces approches théoriques et cliniques exigeantes et légitimées par une expérience solidement ancrée dans le temps.
Forte d’une solide formation en économie et d’une bonne culture générale, j’ai suivi :
- une formation de base en psycho-pathologie afin d’acquérir les compétences nécessaires pour un accompagnement psychologique rigoureux,
- une formation complémentaire en thérapie transgénérationnelle et analyse de rêves.
J’articule le travail sur le psychisme du sujet et sa « pré-histoire » : l’analyse de son héritage transgénérationnel. Je vous accompagne en douceur vers votre transformation profonde durable pour vous libérer de votre héritage.
Pour vous, un entretien téléphonique gratuit de 30 mn sans engagement.
Une occasion idéale pour Poser vos questions, Exprimer vos attentes, Découvrir tous les bénéfices de l'anayse transgénérationnelle
Un travail sur la mémoire familiale inconsciente
« Le transgénérationnel est comme une patate chaude qu’on se passe de main en main, de génération en génération.
Elle brûle, toutes les mains par lesquelles elle passe. (…) La clé sur trouve dans l’histoire familiale ».
Anne Ancelin Schützenberger
L’analyse transgénérationnelle est une approche thérapeutique qui explore les liens entre l’histoire personnelle du sujet et celle de ses ancêtres : sa « pré-histoire ». Elle vise à mettre en lumière les blocages émotionnels hérités, traumatismes familiaux, schémas répétitifs et loyautés inconscientes du sujet transmis de génération en génération pour en libérer le sujet.
Troubles anxieux, sommeil dégradé, cauchemars récurrents, phobies, relations amoureuses instables, difficultés de concentration…, autant de symptômes qui peuvent révéler une problématique transgénérationnelle.
Le chemin que le patient emprunte avec l’aide de son thérapeute va progressivement de la recherche et de l’identification des héritages inconscients à la libération de ses tournants par la compréhension de ses blocages.

Repérer les héritages inconscients
Le génosociogramme
Le génosociogramme est à la base de la compréhension des dynamiques familiales et ouvre la voie au processus de règlement des conflits internes du patient. Il s’est imposé depuis 50 ans comme un instrument essentiel pour cartographier les liens, les loyautés et les transmissions intergénérationnelles au sein des familles. Fondé sur les principes de l’arbre généalogique, il permet de visualiser les relations affectives, les événements de vie et les répétitions d’une génération à l’autre. Il est le plus souvent établi sur 3 à 4 générations, voire plus.
Le patient est invité à verbaliser son « roman familial », à dire ce qu’il perçoit de son histoire personnelle et de sa place au sein de son histoire familiale. C’est le récit qu’il a construit depuis son enfance et la représentation qu’il se fait de cette histoire : ses souvenirs marquants, les moments de rupture ou de crise, dits en toute liberté, sans jugement.
Les liens affectifs, les ruptures, les drames, les dates d’anniversaires, de conception, de mariage, de naissance, de décès, les métiers exercés, les lieux de vie …, de chaque membre de la famille sont ensuite interrogés. A l’issue de cette séquence, le patient est invité, lorsque cela est possible, à collecter des compléments d’informations auprès de certains membres de sa famille, afin de pouvoir le cas échéant mettre au jour des secrets familiaux.

Comprendre une histoire familiale
qui se rejoue
Cette deuxième étape est cruciale. Il s’agit de rechercher au sein de cette cartographie ce qui dans le passé - faits, émotions- est susceptible d’avoir influencé à son insu la vie du patient.
Le thérapeute l’aide à prendre conscience des éléments du passé familial qu’il porte inconsciemment, ne lui appartiennent pas et l’encombrent, pour s’en libérer.
La famille - en premier lieu les parents -, est le fondement sur lequel l’enfant se construit pour recevoir amour et protection. Or, l’enfant est capable de développer d’énormes capacités d’adaptation pour être aimé et sentir son appartenance au clan familial. Cette réalité du clan nécessaire à leur survie est puissamment enracinée dans les plus anciennes sociétés humaines. Quitte parfois, à porter des maux qui ne sont pas les nôtres !
Nous évoluons tous dans un « système familial » - un « clan » -, où nous pouvons nous retrouver malgré nous, par loyauté inconsciente ou suite à des traumatismes anciens, à occuper une place qui n’est pas la nôtre.

De la compréhension des blocages ...
... à la libération
Il n’est pas rare que, face à ce « tableau du clan » mis en lumière par le génosociogramme, le patient de lui-même ait des intuitions qui lui permettent d’identifier des faits ou de « fausses » coïncidences qui lui parlent. Il peut ainsi commencer à lever le voile sur ses blocages émotionnels hérités. Le thérapeute est là pour accueillir ces intuitions et les confronter au contexte pour tirer tous les fils et faire le lien avec les symptômes qui l’ont conduit à consulter.
Mais le plus souvent le patient doit être accompagné dans son cheminement vers la prise de conscience des choses. Elle ne va pas toujours de soi, surtout en présence de traumatismes lourds profondément inscrits et enfouis. A partir de la lecture analytique et systémique du génosociogramme, des ressentis et émotions, de l’histoire sociale et culturelle, des manifestations symboliques qui ont émergé, le patient doit être accompagné pour mener un travail de détective pour exprimer ses émotions refoulées et se libérer de manière durable des sentiments douloureux qui l’encombrent.
L’analyse des rêves est dans ce cadre un outil puissant pour approfondir le travail de prise de conscience de la douleur ancestrale qui vient encore hanter le présent.